Archive for the ‘Marchés de Méditerranée’ Category

Maroc, carnet Moleskine « Le Port d’Essaouira »

9 octobre 2010

 

Tout le monde me disait « Essaouira, c’est surfait, il y a beaucoup mieux à voir au Maroc… » . Mais j’ai tenu bon!

Et je suis allée à Essaouira…

 

 

Ceux qui trouvent Essaouira surfaite ne l’ont pas vue  quand les touristes dorment et que les premiers sardiniers sont attendus par des essaims de mouettes et de travailleurs silencieux… Ils n’ont pas vu, non plus, au petit matin, les dizaines de mendiants, hommes femmes et enfants, qui se précipitent  pour recevoir à la porte des restaurants de la place principale, les restes des repas de la veille… Sans doute n’ont-ils pas, non plus, croisé le vieux pêcheur qui comme moi dessinait à l’aube le port d’Essaouira.

Evelyne  Locicero,  Mars 2010

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Marché de Zagora

8 octobre 2010


Le marché de Zagora enfle de vie chaque dimanche. Il s’installe au matin dans une effervescence étourdissante sur l’immense étendue rocailleuse où habituellement les enfants jouent entre les emplacements de bois.

Nous nous dirigeons vers l’allée réservée aux femmes. Au milieu de l’agitation de la vente et du marchandage, cette vieille femme drapée d’un noir lumineux s’est comme réfugiée pour un instant, dans une attente impassible. Une image saisissante de grandeur.

Zagora ne cherche pas à plaire. Elle plaît. Sans artifice. Elle ne se dévoile pas, elle s’impose, comme  nourrie de la puissance du Drâa et de l’intransigeance du désert. Et même le tourisme des méharées n’a pas encore altéré son identité


La médina de Marrakech

8 octobre 2010

L’ immense place Jemaa El Fna nous conduit aux souks. Obscurité, lumière, bruits des hommes, silence des pierres, noirceur des rues, couleurs des échoppes, étroitesse des passages, ouverture vers le ciel et ce mouvement incessant de la vie de la Médina qui se doit de continuer en dépit de la présence envahissante des touristes.

Sans se parler, nous sommes l’une et l’autre comme guidées par une atmosphère où nos émotions se rejoignent. Parmi ces entassements d’objets au sol, exposés sur des caisses ou suspendus à des tiges métalliques, partout le regard est sollicité ; mais pas le temps de se poser qu’un mulet surchargé occupe la ruelle, coupe la route à un vélo, évite de justesse un vendeur de tabourets empilés sur son épaule : il est temps de s’écarter !

Un coup d’œil à Evelyne suffit, je sais que comme moi elle pense qu’il n’est pas toujours facile d’être dans l’immédiateté. Parfois l’écriture est enrichie par l’urgence, parfois elle a besoin de temps.

Instinctivement j’enfonce la tête dans mes épaules comme encerclée par une assemblée hétéroclite de sensations : comment tout fixer sur le papier ? Saurai-je traduire cette étonnante vibration qui colore singulièrement ce lieu ?

Fabienne Kaufmann

 

Menton et sa Fête du citron

24 janvier 2010

Le mois de février approche, Menton est en effervescence car de partout vont arriver les touristes qui viennent voir les jardins Biovès décorés d’oranges et de citrons. C’est tout à fait spécifique et extrêmement inventif: allez-y!

Chaque année un thème est choisi, autour duquel l’aménagement du jardin va s’agencer, et ce sont les oranges et les citrons qui donneront forme au thème. Une décoration souvent monumentale et magnifiquement érigée.

Cette fête a commencé en 1934.

Moi, l’enfant du pays, c’est toujours avec émotion que je me souviens, car ces produits odorants capturent ma mémoire d’enfant; alors quand je vous parle de la fête des citrons, mon présent parisien est suspendu, tandis que mon esprit vagabonde vers des sensations déjà connues.

A bientôt à tous, Fabienne K.

Carnet Moleskine, Tunisie, La Goulette

28 décembre 2009

Quelques dessins réalisés sur le port de la Goulette, avril 2009

Djerba, marché de Houmt Souk

22 décembre 2009

Marché de Zarzis

22 décembre 2009

Au Sud de la Tunisie, proche de Djerba, entre la mer et le désert…

Le marché hebdomadaire se tient chaque mardi à l’entrée de la ville, il est immense et très animé.femmes de Zarzis Aucune femme de Zarzis ne ressemble à une autre. Chacune choisit l’étoffe qui la rendra unique. Traditionnellement, le tissu est tenu fermé autour du visage en serrant ses deux extrémités entre les dents. Pas facile de mettre un nom sur ces vêtements de femmes; on part donc en quête d’informations. On nous parle de Fouta, Houli, Hrem, Safsari… selon les régions.

marché aux animaux

C’est aussi le mardi que se tient le  marché aux animaux . Il est surtout connu pour son commerce de dromadaires. Malheureusement , les tensions à la frontières lybienne empêchent les chameliers d’arriver jusqu’ici…

Marseille, carnet Moleskine

21 décembre 2009

Quelques extraits du Moleskine… des dessins réalisés sur le vieux port, entre Juillet et Août 2009, moments délicieux à l’occasion desquels j’ai fait connaissance de Michel, Nana, Amedh et Jeanine…

Maroc

21 décembre 2009

 

Zagora, femmes berbères
Chaque dimanche, sur le marché de Zagora, un coin est réservé aux femmes. Isolées du sol par quelques vieilles bâches, ces berbères, tout à la fois brodent, maternent et vendent leur artisanat. Rudesse des regards, travail vital, pas de place pour le sourire commercial…

 

Marché aux poissons du Quai des Belges, Marseille

18 décembre 2009