Archives d’un auteur

A propos de rencontres chaleureuses à Clermont-Ferrand

31 janvier 2012

C’est toujours aussi difficile pour nous deux de remplir ce satané blog… Manque de temps avant tout et un outil que nous apprécions moins que la plume et les  pinceaux, mais un gentil message de  Sylvie, rencontrée au Rendez-vous du carnet de voyage de Clermont nous a rappelé combien  il est agréable de partager ces bons moments … même sur un blog!

Parce que Sylvie est bien plus efficace que nous, voici le lien pour son blog sur lequel vous trouverez un article bien sympathique sur notre passage à Clermont et un bel aperçu de son travail personnel tout neuf, puisqu’elle a commencé ses carnets de voyage en 2010! Alors à tous ceux qui hésitent et nous parlent si souvent de leur envie de s’y mettre… Emboitez le pas!

http://bigoudene46.over-blog.com/article-evelyne-lociero-et-fabienne-kaufmann-clermont-ferrand-2011-89584373.html

Remise du prix  » Coup de coeur de la municipalité » au salon d’Automne d’Ozoir la Ferrière

31 janvier 2012

Remise du prix " Coup de coeur de la municipalité" octobre 2011

Dingle, une étonnante rencontre

31 janvier 2012

A Dingle, une étonnante rencontre, au bout d’une impasse, dans la petite galerie bleue : « Dingle older galery ».

Une magnifique vieille dame aux cheveux blancs est en train de broder une veste à fleurs. A travers la vitre de sa galerie de peinture, elle nous sourit déjà : comme une invitation. Nous entrons, et quelques mots plus tard, elle nous parle de la France, de Maurice Druon qu’elle a connu et de Joseph Kessel dont elle est la belle-sœur. Elle s’appelle Ena Keogh (O’ Brien). C’est à peu près incroyable, elle nous montre son carnet d’adresses de Paris, tout usé et nous dit en riant : « essayez de déchiffrer l’adresse de mon fils à Paris », puis celles de ses anciennes connaissances, mais elle a 88 ans et ajoute en souriant : « ils sont presque tous morts ! » Elle accepte avec plaisir de nous parler de ses souvenirs, émue et note son nom sur mon carnet de voyage, soudain devenu très précieux !

Comment rendre avec une juste tonalité ce moment improbable ? C’est un échange magique et éphémère presque à l’abri des regards. Et pourtant elle est là et passe le temps. Ena est majestueuse, élancée, avec une voix douce et chaleureuse. Une atmosphère toute particulière règne dans sa boutique, une sorte de calme respectueux et à la fois riche de paroles à dévoiler. Nous quittons son antre avec regrets.

Fabienne Kaufmann

Ena, une étonnante rencontre à Dingle

Smithfield Horse Market, Le Marché aux chevaux de Dublin

6 juillet 2011

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Nous qui, à chacun de nos voyages, nous attachons à écrire et peindre les marchés, nous nous sommes retrouvées inopinément au milieu de milliers de personnes enchevêtrées parmi une confusion de sabots, casquettes capuches et baskets, maquignons et enfants, ventes confuses de chevaux.
Qui achète quoi, où et comment ?
Ca bouge à en être étourdissant, et ce que nous voyons nous laisse comme un étrange malaise : une débauche de bruits sur les pavés, d’agitation et de fanfare, c’est un jour de fête populaire. De petits poneys montés par des « grands », de jeunes enfants sur d’immenses chevaux, des attelages de course ou d’agrément galopent anarchiquement à travers la place, de vieux messieurs, rênes à la main, discutent assis, tandis que défilent à bride abattue chevaux à longs poils ou presque pur sang au milieu de la foule de curieux qui s’écartent comme pour une haie d’honneur.

Un moment bien insolite de gaité et de tristesse confondues, accentué par la présence de beaucoup d’enfants qui participent
à ce commerce.
Les poneys kids, venus acheter à bas prix ou revendre des chevaux sur ce marché, les montent à cru avec une aisance remarquable.
Et même si parfois, un  geste un peu brutal peut nous choquer, on comprend bien que le cheval est devenu pour certains enfants
défavorisés, le dernier lien social et affectif.
Ils renouent en quelque sorte avec une fière tradition dans une actualité qui semble déchirer l’île rattrapée par une économie européenne qui l’étrangle au point de voir, tout récemment dans les rues, des banderoles disant :
“ NO! Dont’ mess our children lives  » Ne jouez pas avec la vie
de nos enfants…

Mais ce marché remue en tous sens et la rencontre commerçante semble même tacite et codée au milieu  des démonstrations d’habileté.
Quoi qu’il en soit, trop informel, trop singulier et peu gérable, ce marché est en passe d’être interdit.

Peut-être aura-t-il disparu  à notre prochain voyage ?
Il anime pourtant, chaque premier dimanche  du mois  depuis 1664, la vie d’un des  plus anciens quartiers de Dublin.

Irlande, Ile miroir d’existence…

6 juillet 2011

L’Irlande, c’est l’alliance forte des hommes et d’un paysage. Rudesse historique de l’insularité, combat pour survivre.
Tourmentée par l’Histoire, elle résiste à cette dualité  d’une modernité qui broie et d’une tradition qui persiste.

abbaye de Jerpoint comté de Kilkenny

Lorsque par ici nos pas nous mènent au bord d’une sombre falaise, par là aux extrémités des marchairs fertiles jusqu’à toucher la mer, ou au milieu des tourbières immenses d’où les repères se perdent, croisant encore moutons et chevaux au détour d’un champ, ou vers un port coloré, et les villes où nos sens sont envoûtés par la musique irlandaise dans quelque Pub embrumé et ocré de bière, nous reviennent en mémoire les impressions du poète irlandais John M. Singe qui, en 1898, évoquait l’infinie humanité de l’Ile et sa culture « naïve » toute empreinte de contes féériques et de paysages à la beauté aride.
Saisies et fascinées, nous parcourons ces paysages au contraste étonnant entre le calme insulaire : l’eau qui apaise, la verdure rassurante, les espaces naturels encore préservés, et la tourmente économique
que vivent actuellement les irlandais.

vues des côtes irlandaisesîle miroir d'existences

Ile miroir d’existence… Au-delà de la transparence, nous voulons entendre ces voix singulières,
à la recherche d’émotions nouvelles que l’insularité imprègne lorsque le paysage
s’ancre dans le temps et que les hommes conjuguent avec les nécessités de la vie.

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Sports extrêmes : mettre le blog à jour!

6 juillet 2011

Première semaine de vacances… Juillet 2011, avant de repartir voir ailleurs, sans doute pour mieux regarder ici… J’ai promis à Fabienne de mettre à jour notre blog! C’est pas une mince affaire, voilà 2 heures que j’appuie sur toutes les touches pour arriver par hasard à « modifier l’Avant-Propos »… Pour l’image du mois inchangée depuis novembre 2010, je me heurte à un « URL » auquel je suis infichue d’accéder! Donc, patience, car si nous n’avons rien mis de nouveau, c’est seulement parce que nous ne nous rappelons jamais comment entrer les infos sur le blog!!! Euh, en fait, c’est pire que je ne pensais.. Je viens de cliquer sur « prévisualiser » et j’ai tout effacé!!! SOS, j’appelle mon fils…

(mission accomplie! de rien maman…)

Voilà, après avoir passé quelques heures au tél avec Tommy, et suivi scrupuleusement ses directives, le blog fonctionne à nouveau… Je vais essayer de ne pas faire d’autres bêtises, c’est que j’ai à rentrer nos carnets d’ l’Irlande où nous repartons dans quelques jours!

EL

Publication

9 octobre 2010



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Marseille Les feuillets voyageurs

9 octobre 2010

Voilà, j’ai entré le titre de l’article en attendant que ma copine remplisse les espaces vides! Je sais que comme moi, elle a été très impressionnée par la qualité de l’expo et plus encore, par l’accueil chaleureux de l’ensemble de l’équipe organisatrice mais je sais aussi qu’avant de réussir à rentrer ses impressions sur le blog, elle va m’appeler dix fois pour me demander sur quelle touche il faut cliquer et  que, dans le meilleur des cas, elle va finir par me rejoindre avec son « mini ordinateur rouge »  et que nous allons passer une après-midi de fou rire en tentant d’ajouter un nouvel article!

Evelyne

Maroc, carnet Moleskine « Le Port d’Essaouira »

9 octobre 2010

 

Tout le monde me disait « Essaouira, c’est surfait, il y a beaucoup mieux à voir au Maroc… » . Mais j’ai tenu bon!

Et je suis allée à Essaouira…

 

 

Ceux qui trouvent Essaouira surfaite ne l’ont pas vue  quand les touristes dorment et que les premiers sardiniers sont attendus par des essaims de mouettes et de travailleurs silencieux… Ils n’ont pas vu, non plus, au petit matin, les dizaines de mendiants, hommes femmes et enfants, qui se précipitent  pour recevoir à la porte des restaurants de la place principale, les restes des repas de la veille… Sans doute n’ont-ils pas, non plus, croisé le vieux pêcheur qui comme moi dessinait à l’aube le port d’Essaouira.

Evelyne  Locicero,  Mars 2010

Marché de Zagora

8 octobre 2010


Le marché de Zagora enfle de vie chaque dimanche. Il s’installe au matin dans une effervescence étourdissante sur l’immense étendue rocailleuse où habituellement les enfants jouent entre les emplacements de bois.

Nous nous dirigeons vers l’allée réservée aux femmes. Au milieu de l’agitation de la vente et du marchandage, cette vieille femme drapée d’un noir lumineux s’est comme réfugiée pour un instant, dans une attente impassible. Une image saisissante de grandeur.

Zagora ne cherche pas à plaire. Elle plaît. Sans artifice. Elle ne se dévoile pas, elle s’impose, comme  nourrie de la puissance du Drâa et de l’intransigeance du désert. Et même le tourisme des méharées n’a pas encore altéré son identité